24.09.2016 / Communiqué / Politique des institutions et droit / ,

Le vote par correspondance laisse place à la tricherie!

Le PDC réclame sa suppression ou l’authentification des signatures

Les autorités communales et cantonales se disent irritées par la façon d’agir de M. Frédéric Hainard, qui prétend avoir voté (et signé la carte de vote) au nom de 266 électeurs et électrices, en vue de la votation du 25 septembre, cela en accord avec ces personnes. Le PDC l’est également, irrité, mais pas seulement contre M. Hainard, qu’il ait véritablement agi ainsi ou qu’il ait joué la comédie. Le PDC est aussi fâché contre l’Etat, dont la Justice a largement négligé les événements survenus le 5 juin, lors des élections communales de La Chaux-de-Fonds.

Ce jour-là, des bulletins ont été « trafiqués » mais le tribunal a estimé que le nombre de ceux-ci n’était pas suffisant pour justifier l’organisation d’un nouveau vote. Peut-être. Mais il aurait au moins fallu prendre des dispositions pour que de tels actes ne se reproduisent plus. Or, rien n’a été entrepris par le Conseil d’Etat. Si bien que, si nous nous référons à la manigance – réelle ou fictive – annoncée par Frédéric Hainard, il apparaît clairement que les tricheries à la signature peuvent être nombreuses dans le vote par correspondance. Il est tout simplement impossible de vérifier l’authenticité des paraphes. L’honnêteté et la validité du vote par correspondance ne sont donc pas garanties. Cela doit changer et vite !

Les communes ne peuvent pas vérifier l’authenticité des signatures tant qu’elles ne possèdent pas la liste de celles-ci. Il est donc essentiel, pour que soit opéré un contrôle fiable du vote par correspondance, que les bureaux communaux, à l’image des banques pour leurs clients, détiennent la liste des signatures des citoyens et citoyennes de leur commune. Sinon, il faut rompre avec le vote par correspondance. Il en va du respect de la démocratie.

Le PDC sera attentif au déroulement des opérations lors des prochaines votations et élections si le Conseil d’Etat ne parvient pas, dans un délai acceptable, à proposer une modification de la Loi sur les droits politiques garantissant la pleine sécurité des scrutins.

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