17.09.2014 / Communiqué / Politique des institutions et droit / ,

Réaction du PDC neuchâtelois à la proposition d’un Conseil d’Etat à sept sièges.

Le PDC neuchâtelois se devait de réagir à la proposition des Verts neuchâtelois pour un Conseil d’État soi-disant plus fort à sept membres. Le PDC neuchâtelois rejette pour l’instant cette proposition avec véhémence. Les Verts partent du principe que le poids de la charge est responsable des problèmes de ces dernières législatures, mais force est de constater que c’est en réalité la mauvaise entente, voir la faiblesse des candidats, qui est responsable de la faiblesse de l’État. Ajouter deux élus à un gouvernement bancal équivaut plutôt à un cache-misère qu’à une réelle solution dont le but s’apparenterait peut-être plus, pour les Verts, à récupérer un siège perdu voilà 5 ans.

Par ailleurs, il ne faut pas oublier l’influence que ces deux nouveaux sièges auraient sur les finances cantonales dont les coupures budgétaires sont légions. Nous parlons tout de même ici d’un montant de plus de CHF 480’000.— annuel pour deux sièges supplémentaires sans compter les diverses indemnités, soit près de 2 millions de francs en une législature !

Sur le fonds, le PDC n’est pas foncièrement opposé à étudier cette proposition lorsque le Conseil d’État aura retrouvé une certaine stabilité et que les finances cantonales le permettront. Mais à l’heure actuelle, le PDC neuchâtelois estime que les partis doivent se concentrer sur l’amélioration de la situation des habitants du canton, victimes malgré eux des coupures budgétaires cantonales en présentant aux conseils d’État des candidats ayant la carrure nécessaire à la charge de conseiller d’État, car jamais depuis 150 ans le canton n’avait connu pareils soucis et cela malgré le fait que le conseil d’État ne soit composé que de cinq membres.