07.04.2013 / Article / /

Hommage du PDC neuchâtelois à Raymond Traube

Le Parti Démocrate-Chrétien neuchâtelois a le grand chagrin d’annoncer le décès subit, à la suite d’un malaise cardiaque au matin du 3 avril, de son cher membre et ami, Raymond Traube. Il fait part de sa profonde sympathie à son épouse Marie-Jeanne et à ses enfants, Alexandre et Sophie.
Ci-dessous, l’hommage rendu par le président d’honneur du PDC neuchâtelois à notre ami, au cours de l’apéritif qui a suivi ses obsèques, samedi 6 avril:

Le Parti Démocrate-Chrétien neuchâtelois ne peut pas laisser partir Raymond Traube sans lui dire merci. Oui, MERCI Raymond !

Si je lui parle comme s’il était encore présent parmi nous, c’est que nous avons beaucoup de peine à nous faire à son absence. A penser qu’il ne sera désormais plus à nos côtés, à argumenter dans les assemblées et les comités, toujours avec sagesse, souvent avec humour, puis à défendre nos idées et nos projets dans la rue, dans les médias.

Mardi soir, après un débat radiophonique où sa verve a donné le ton, nous nous sommes réjouis ensemble et il est parti joyeux en nous donnant rendez-vous à ce matin sur la place publique car, affirmais-t-il avec raison, «il faut encore travailler fort pour faire monter le pourcentage du parti» !

Pour Raymond, la famille PDC comptait plus que sa propre personne. Il ne s’était pas porté candidat au Conseil d’Etat par gloriole, avec une ambition égoïste, mais pour pouvoir, à travers la vitrine médiatique, mieux défendre nos valeurs philosophiques, qui rejoignaient pleinement les siennes.

Et il s’est livré à fond dans la campagne. Tellement à fond… Trop ? Je n’ose pas y penser… C’est vrai que son agenda était plus rempli que celui d’un Conseiller fédéral. Il comportait plus de lignes qu’une page du journal !… Il paraît qu’on y lisait même des rendez-vous ajoutés au crayon entre les lignes !

Et pourtant, Raymond était disponible. La vie politique était pour lui une passion. Aussi forte qu’était son amour pour le canton. Une passion… nourrie par cet amour ; par un patriotisme de bon aloi. Il voulait simplement servir, de tout son cœur et de toute son intelligence.

Nous devrons continuer d’avancer sans lui mais la vie sera différente. Il va manquer un piment. Pas n’importe lequel: le piment RAYMOND! Il s’était autoproclamé «extrémiste du centre» ! Personne n’y a trouvé à redire. Une autre de ses formules choisies, «l’électron libre», collait également parfaitement à son esprit frondeur et pourtant foncièrement attaché à nos valeurs essentielles : la fidélité, le travail, le respect de la vie et des personnes. Et, bien qu’étant un parfait centriste, il ne craignait pas de jouer l’aiguillon, donnant de la saveur à nos assemblées et apportant un éclairage nécessaire au débat. Pas étonnant, dès lors, que ses concitoyens d’Hauterive l’aient promu Conseiller général.

Avec tout ça, Raymond Traube était devenu bien plus qu’un compagnon d’armes : un ami sincère et sûr, un confident à l’engagement exemplaire et éclairé. Aujourd’hui, le compagnon d’armes n’est plus mais l’ami reste. Son souvenir demeurera comme une lumière dans le cœur et l’esprit de ceux qui ont eu le privilège de le connaître.

Notre peine est grande mais bien faible à côté de la vôtre, chère famille. A vous, son épouse et ses enfants, à vous ses proches, le Parti Démocrate-Chrétien neuchâtelois vous exprime sa profonde sympathie. Il vous souhaite force et courage pour avancer dans l’avenir.

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