30.08.2012 / Article / / ,

Financement du RER-Transrun: propositions du PDC

Il est beaucoup question d’argent dans la campagne du RER-Transrun. On entend dire « on n’a pas les moyens »,  » c’est la ruine de l’état », « ce n’est pas à nos enfants de payer nos folies », etc. Dans le fond, la question que l’on pourrait se poser est: si l’investissement était prévu pour la construction d’un tunnel routier, entendrait-on les mêmes rengaines?

Un Etat, quel qu’il soit, ne planifie pas une infrastructure de l’envergure du RER-Transrun comme on planifie dans un ménage l’achat d’un lave-linge. Un Etat a des responsabilités qui sont, dans ce cas précis, mesurées, pesées et soupesées. Un Etat sait très bien que c’est toute une population actuelle et future ainsi qu’une région qu’il engage.

La population a besoin d’être rassurée
Le Parti démocrate-chrétien neuchâtelois est persuadé que le peuple de notre canton, tout comme lui, désire dire OUI au RER-Transrun, mais il constate aussi que la population manque cruellement d’informations et désire être informée et rassurée par le Conseil d’Etat. Ce projet n’est pas l’affaire d’un parti mais bel et bien un projet de société. Pour le PDC, une conférence de presse avant la distribution du matériel de vote ne suffira pas à convaincre la population, aussi demande-t-il au Conseil d’Etat de s’investir davantage et d’intégrer, dans le mesure du possible, Jean Studer à ce mois de septembre crucial pour le développement de notre canton. L’ex-argentier n’est certes plus membre de l’exécutif cantonal mais sa participation au débat se justifie à notre sens par sa contribution active à l’élaboration du projet.

Plus d’une génération pour payer. Et alors?
Il est regrettable que les partis au pouvoir ainsi que le Conseil d’Etat ne proposent pas de pistes pour le financement, pas spécialement pour le RER-Transrun mais pour d’autres investissements à venir, par exemple ce qui touche à la politique hospitalière et familiale. Les opposants crient à tous vents que nous n’aurons plus le sou pour rien alors que, en y regardant de plus près, des pistes existent, notamment la possibilité de mettre en place, ainsi que nous l’avions déjà proposé lors de l’élection complémentaire de 2010, une amnistie fiscale. Une telle démarche est un succès dans le canton du Jura où plus de 5 millions de francs d’impôts sont réapparus en une année. Le canton de Neuchâtel a aussi la possibilité de lancer une action similaire, ceci avant qu’une législation fédérale ne soit adoptée en la matière. Une autre piste de rentrée d’argent est l’impôt à la source pour les frontaliers comme le pratiquent, notamment, les cantons de Genève et Zurich.

A raison, notre canton a de grands projets dans sa besace et un besoin d’argent évident. Aussi, le PDC demande-t-il au Conseil d’Etat d’étudier et de chiffrer les propositions d’amnistie fiscale et de perception à la source de l’impôt des frontaliers. Cette requête ne diminue en rien le soutien du PDC au RER-Transrun.

« Après nous, l’Avenir ! »